De nouveaux acteurs lancés dans la compensation carbone durable :

Dernière mise à jour : 24 janv.



Comme l’année dernière, VIIA fait le choix de compenser volontairement une partie de ses émissions de carbone en France grâce au Label bas-carbone. Carbonapp l'accompagne pour un peu plus de 500 tonnes équivalent CO2 (teqCO2) qui vont être stockées dans les années à venir. Une aubaine pour ce propriétaire forestier basé en Occitanie qui va pouvoir étendre la superficie de ses parcelles sylvicoles, tout autant que pour VIIA qui participe à l’avancement de sa stratégie bas carbone ; un accord gagnant-gagnant pour les deux parties.


En effet, VIIA, l’opérateur des autoroutes ferroviaires de la SNCF, continue d’entretenir des liens étroits avec la contribution carbone en France. L’objectif est simple, contribuer à l’effort climatique national en finançant des projets durables, permettant la séquestration ou l’évitement du carbone dans l’atmosphère.


Chaque année, la société mène des actions afin de limiter au maximum son impact sur l’environnement. La question écologique étant une valeur importante aux yeux de VIIA, les problématiques du carbone sont au cœur de ses enjeux. Elle pourrait emboîter le pas des entreprises abonnées au greenwashing, compensant l’intégralité de leurs émissions sans chercher à les diminuer en amont, mais VIIA aspire à mieux.


Qu’est-ce qui fait d’elle une entreprise vraiment engagée ? Elle intègre le modèle ERC (éviter, réduire, compenser) à sa politique carbone. Elle cherche donc à compenser seulement ce qu’elle peut ni éviter, ni réduire en considérant un périmètre global (scopes 1, 2 et 3 du bilan carbone). Elle privilégie les actions à mener lors de l’évitement et surtout lors de la réduction des émissions à la source. En d’autres termes, elle compense seulement les émissions restantes, dites résiduelles incompressibles. La neutralisation de ces émissions a commencé en 2020.


Quant à la compensation carbone volontaire, la VIIA s’appuie sur un large panel de projets, tous différents les uns des autres afin d’atteindre un équilibre entre ses propres émissions et celles financées grâce au marché de la compensation.

Ce projet situé à Masclat (46), proposé par Carbonapp, est opéré par Alliance Forêts Bois et plus particulièrement l’Agence Quercy. Il va permettre la séquestration de 514 TeqCO2 sur une période de 30 ans.


Il est important de notifier que la VIIA a cherché à contribuer à un projet bas carbone en France. Quel intérêt ? Celui-ci aura des impacts socio-économiques positifs tout en participant à la préservation des territoires français. Certes, cet engagement reste plus cher qu’une compensation à l’étranger, mais il apporte de nombreux bénéfices en contrepartie. Ensuite, le projet en cours de certification devrait recevoir la validation du Label bas-carbone, lui donnant une crédibilité nationale et internationale, rendant au passage les crédits incessibles après l’achat.


Ce projet français et durable s’étend sur 3,1 hectares et a pour objectif de boiser une parcelle non forestière, plus précisément une terre agricole délaissée. Afin de faire face au dérèglement climatique et à ses conséquences, la coopérative forestière a cherché à optimiser cette plantation de 4 650 arbres en composant ce boisement mixte d'essences d'avenir : chêne sessile, charme, et cèdre de l'atlas.

Tout comme le projet Sanilhac, de par son caractère non rentable, ce boisement n’aurait jamais pu exister sans le financement de la société ferroviaire. C’est cet aspect qui donne une réelle valeur ajoutée au projet, et qui permet à VIIA de réellement contribuer à l’effort climatique.