Label Bas Carbone : vers un consensus écologique

Dernière mise à jour : 1 juin 2021


Dans un contexte écologique complexe, les envies de créer ou de participer à des actions locales s’accroissent. Chaque jour, une multitude de projets durables sont imaginés. Chacun apporte ses solutions, ses innovations. D’un autre côté, nombreux sont ceux à vouloir y contribuer. C’est ce même constat qui a animé le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire et quelques acteurs pionniers comme le Groupe La Poste, pour créer le Label Bas Carbone en 2019 : Une certification de projets locaux qui favorisent la transition écologique.


Créé en collaboration avec l’I4CE (l’Institut de l’Économie pour le Climat), le Label Bas Carbone met en relation les porteurs de projets luttant contre l’effet de serre, avec des financeurs volontaires prêts à compenser leurs émissions carbones. L’objectif de ce Label reste surtout d’inciter à l’émergence d’actions locales durables. Son but : répondre aux nouvelles attentes climatiques de la SNBC (Stratégie Nationale Bas-Carbone), une perspective certes ambitieuse mais indispensable dans une situation où les tournants doivent être pris sans délais.



Au-delà d’accompagner la transition écologique, le Label offre des garanties. Après une instruction de dossier et un audit terrain rigoureux, il permet aux porteurs de projets de certifier les projets de qualité ayant un réel impact sur la diminution des gaz à effet de serre. Les financeurs de ces actions, reçoivent eux, une certification que leurs investissements sont utilisés convenablement et qu’ils favorisent bien la transition écologique.


Qui sont alors ces porteurs de projets ? Le Label Bas Carbone est ouvert à tous types d’acteurs ; chacun peut donc déposer un projet (particulier, entreprise, organisation…). Divisés en deux parties, les projets comprennent soit des actions qui séquestrent le CO2 (reboisement, assainissement des sols), soit des modifications des méthodes de production au sein de secteurs particuliers (bâtiment, agriculture…). En complément, ces projets apportent des co-bénéfices locaux ; sociaux, économiques, environnementaux, etc. qui permettent de porter la démarche encore au-delà de l’aspect climatique.


Des porteurs de projets, certainement, mais qu’en est-il des financeurs ? L’intérêt pour les entreprises ou autres organisations serait de compenser leurs émissions de carbone, dans l’objectif d’arriver à la neutralité. Il est indéniable que l’écologie aura un coût dans les années à venir. Agir avec ce Label dès maintenant peut permettre d’avoir un cran d’avance sur les futures réglementations environnementales et les évolutions des pratiques de consommation, d’exploitation, d’investissement. Aussi, des financeurs individuels peuvent participer à ce type de projets dans le but de soutenir des actions durables.


Comme l’explique Benoît Leguet, Directeur Général de l’I4CE, le but du Label va au-delà d’une simple certification, il cherche à « infléchir les comportements, les pratiques, les investissements et à contribuer à décarboner l’économie française ». Voici donc le pari du Label Bas Carbone, promouvoir et récompenser les acteurs de la lutte contre le changement climatique, une intention audacieuse qui n’attend que de nouveaux acteurs pour faire grandir son projet. Alors, pourquoi pas vous ?